sábado, 6 de junio de 2015

San Francisco : ouadeupe, doude !

Bonjour a tous,

D'avance je m'excuse pour les innombrables accents que je ne vais pas manquer de ne pas mettre dans cet article. Ici c'est clavier qwerty et puis c'est tout...pardon pour la piqure oculaire.

Puisqu'une centaine de photos sont en souffrance dans mon appareil en attendant de devoiler devant vous le pouvoir enjoleur des filtres et la sexyness du traficotage numerique, autant y aller DE SUITE, comme on dit dans le sud-ouest.

Ca commence par une arrivee a San Francisco, dont on m'avait dit le plus grand bien, apres quelques heures passees dans une piece exigue avec une vingtainde de latinos, On dira que j'etais le seul blanc, et que la perspective de me voir m'installer sur le sol americain a motive cette mise a l'ecart.

Premier constat, les gens ont de l'humour :


San Francisco est suppose etre tres loin des stereotypes americains. Et c'est vrai. Cependant on peut aussi trouver comme un concentre de l'Amerique ici. Une Eglise, un fast food...


Je sais pas trop quoi dire sur les murals, ces fresques importees d'Amerique du Sud qu'on voit fleurir un peu partout dans le quartier de Mission. Donc je dis rien. Regardez, juste. 




La plupart sont assez politiques, elles racontent la vie du quartier, les menaces d'expulsion, la vie au pays (ie Honduras, Costa Rica, Mexique...) mais je n'avais pas envie de me prendre la tete a faire des photos ce jour la donc vous n'aurez que celles la a regarder aujourd'hui. Sorry. 


Ca c'est un truc marrant, tres ricain et completement con aussi, dans un certaine mesure : les gens font la queue 30 minutes pour acheter un croissant a 4.5 euros ou une baguette a 5.20 euros...Ahem, comment dire, si t'en achetes une par jour, autant te payer un billet d'avion, dude...



Les camions de pompier rutilants pour la caution gay-friendly de ce blog (pour les images des pompiers eux-memes, je transmettrai par mail)



Rien de special, juste Dashiell Hammett que j'adore et qui a une rue a son nom. 



Building marrant. Et vert. Mais pas en verre. Ni marron.

Attention zoom sur le Golden Gate dans 5,4,3,2,1...


De loin


De moins loin


De dessus

On a beau dire et ca a beau etreun cliche, ca depote et c'est treeeeees impressionnant ! A faire en velo si possible. 



Cet arbre a la con a une histoire marrante : un mec a mis une annonce dans le journal pour proposer un logement a 700 dollars sans eau ni electricite. Si tu etais interesse, il te proposait de dormir dans une cabane dans cet arbre, tu le crois, ca ? Et le plus beau c'est que le mec en question n'etait meme pas proprietaire du terrain sur lequel est plante l'arbre...c'est beau l'Amerique nan ? Pour info le mec a quand meme eu des soucis ave la police apres ca...mais ca donne une idee de la folie des prix a San Francisco. 


Ca aussi c'est marrant. Un bonhomme devient riche en vendant le livre qu'il a ecrit et qui se passe a SF. Il veut rendre a sa communaute et decide d'ouvrir une ecole gratuite pour apprendre aux gamins du quartier a lire. Interdiction de la mairie : c'est une rue pour les commerces donc tu dois vendre quelque chose. Nan mais tu le crois, ca ? Du coup le gars decide de transformer son truc en boutique officielle pour tout ce qui est fournitures de pirates. Donc tu peux acheter des yuex de verre, des cannes, des bandeaux, des chapeaux...et a l'arriere de son magasin il fait son ecole gratuite. 




Enfin derniere folie de SF : Bay to breakers. Toute la ville se deguise et se retrouve a marcher en picolant dans les rues. Beaucoup de flics, mais ambiance tres bon enfant. Evidemment tu dois cacher ta boisson passeque c'est mal de boire mais sinon, plutot assez marrant comme truc. 




Et enfin le dark side of SF : devant la flambee des prix de l'immobilier (compter 2500 dollars pour un appartement avec 1 chambre...), les quartiers autrefois populaires et hispanophones, notamment Mission, se gentrifient. Les riches techies (travaillant dans les hautes technologies) envahissent et rachetent tout. Les pauvres sont foutus dehors, car aucune loi ne t'empeche de multiplier le loyer par 10 du jour au lendemain, et hop, le tour est joue. 

Donc SF c'est aussi ca : 



Et ca : des sans abri PARTOUT. A tel point que ca m'a choque. Ca s'explique notamment par le climat relativement clement (pas d'hiver) et l'etat d'esprit plus ouvert de la Californie. Je sais qu'a Paris c'est plus ou moins pareil mais la, a SF, c'etait vraiment choquant. 




Le depart approche, je monte dans un bus Greyhound en me disant : je suis aux States, ils ont le wifi, ca va bien se passer apres la Bolivie...et ben en fait le bus Greyhound n'a pas de rideaux aux fenetres, tu ne peux pas baisser les sieges, qui ne sont pas confortables, les chiottes sont exactement pareil et il part et arrive en retard comme le bus Bolivien, La seule difference, c'est le prix, le bus americain coutant 5 fois plus cher...



Voila, prochain article : Los Angeles et le debut du road trip

viernes, 1 de mayo de 2015

La Bolivie sur un string

Bonjour à vous, les gens...

Alors oui, je sais, la MLF est déjà sur le coup : le titre de cet article est racoleur: Il ne fait pas honneur à son auteur, il déprécie la plus belle conquête de l'homme, il....ahem. Bon, je vais vous dire la vérité : vous n'y êtes pas du tout. En fait il se trouve que je rencontre un peu partout des gens fortement américanisés (australiens pour les moins atteints), se trimbalant de ci, de là, avec le Lonely Planet "South America on a shoe string"...

Il s'agit donc d'une référence, d'un clin d'oeil dans la plus pure tradition française : Voltaire, Rousseau, Kandinski, Mauriac, tout ça...

Bon, de quel bois on se chauffe maintenant, hmmm ?

Et ben on va commencer tout de suite par un petit tour du marché de Sucre, en Bolivie, où, comme on dit par ici, mieux vaut ne pas faire sa sucrée...jugez plutôt :




Grappe de poumons, vendanges tardives



C'est moi ou il fait à moitié la tête ?


Robert Parker, Michel Rolland, et le mec de Givenchy dont le nom m'échappe mais qui a du nez.


Encore une vanne à se fendre la gueule et on ferme...


Et dire qu'on trouve encore des mecs pour couper les cheveux en quatre après ça...



Sur ces excellentes paroles, un petit tour dans la ville de Sucre où presque tout mériterait une photo :


Eglise je sais plus comment, vue d'en bas


La même, vue de dedans


La même, vue d'en haut


Et puis j'ai visité une usine de fabrication artisanale de chapeaux de feutre. Super moment, malheureusement pour vous je n'ai pas conservé toutes les vidéos prises là-bas: Mais disons que c'est assez marrant de voir fonctionner un truc qui rentre 2 tonnes de laine de mouton dégueulasse et qui en sort 500 chapeaux hyper classe. Si vous êtes sages, je vous ferai une photo du mien, qui m'a coûté...11 euros. Mouhahahaha je me marre, moi, mine de rien.


Nan, on est pas dans une cave de Comté bande de relous...


On est dans le lieu de stockage des formes pour mouler le feutre et ainsi permettre à vos têtes incultes d'Européens infatués de faire les malins aux soirés F**** ME I'M FAMOUS


Mais c'est pas tout...après deux jours à Sucre, à manger trop, trop bien, pour pas cher du tout, cap sur le désert d'Uyuni : désert de sel, comme chacun sait, ce qui me permet de dire que j'ai fait un petit sucré-salé, comme ça, l'air de rien...

On commence par le cimetière de trains....lieu totalement pourri par le tourisme dont j'ai voulu vous montrer cet aspect : pendant que les touristes prennent des photos devant, derrière les ouvriers s'agitent pour repeindre les trains d'une couleur "rouille" tout à fait authentique pour "préserver" l'âme du lieu. De la merde, donc. 




Une balançoire de merde faite pour prendre des photos avec des gens dessus...et je peux vous dire que ça n'a pas manqué...



Cela dit, ne nous laissons pas abattre. Le salar d'Uyuni est un lieu totalement hallucinant qui vaut largement le coup d'être visité. Je passe sur les heures de route dans un lieu immaculé et magique, tous les blogs de voyage de merde ne se privent pas de le faire (ces gros bâtards)...n'empêche que c'est complètement fou. Premier stop intéressant : le salar proprement dit avec photos débiles de rigueur. Désolé...




En plus elle est ratée celle-là...



Un truc en N/B pour me racheter, la caution "photoreportage" de cet article.



La photo ne rend pas hommage au lieu: Pour moi la plus grande émotion de ces trois jours sur le salar : une île de rocailles hérissée de cactus au milieu de ce désert de 10000 km2 de sel. Perché au sommet, je suis resté complètement ahuri pendant plusieurs dizaines de minutes. Il fau quand même essayer de se représenter la chose : une île de pierre dans un désert de sel...tant et si bien qu'au bout d'un moment on se prend à croire que le sel autour de nous est en fait un océan. Assez fou, ce lieu.



Ça c'est plus loin, le lendemain, et ça s'appelle je sais plus comment. Mieux en photo qu'en vrai, hehehe. 



L'arbre de pierre, soit-disant. 


Moi, après une ascension qui ferait passer Haroun Tazieff et Frison Roche pour des demi-sel



Mmmmoui je me la pète un peu, c'est vrai


Ça c'est marrant et flippant à la fois : de la vapeur sortant à 200 degrés de la terre à 1 mètre de moi...dans certains trous qu'on ne voit pas sur la photo, il y a de l'eau qui sort en bouillonnant...oui, on est bien sur un volcan en activité


Ça, c'est la Laguna Verde, qui comme son nom l'indique...est verte. Il faut y venir le soir quand le vent se lève, car c'est le vent qui fait réagir l'arsenic contenu dans l'eau, ce qui donne cette couleur à la lagune. Inutile de dire qu'il n'y a pas de flamands roses ni d'ailleurs aucun poisson. Le paradis des pollueurs-payeurs


Laguna Colorada...qui est en fait rose/rouge exactement comme sur la photo

Idem

Enfin, quelques images de la Paz, que je n'ai que trop peu connu. Première grosse capitale sud-américaine dans laquelle j'ai senti vraiment de bonnes ondes. Je mets Buenos Aires de côté volontairement, mais c'est une ville très moche mais dans laquelle j'ai trouvé des gens vraiment super sympas, prêts à aider, ce que je n'ai retrouvé ni à Santiago, ni dans les autres villes très touristiques que j'ai croisées.

Conclusion : le tourisme, et ben c'est de la merde.


Il fallait bien une bolivienne pittoresque pour contenter le désir vaguement refoulé de colonisateur qui vous habite, non ?


Des foetus de lama, ça fait toujours plaisir...pour un baptême, pour une communion. Ou pour l'apéro, tout simplement.




Bonus track : elle dort dans une caverne faite de viande...et oui, la femme de Barbe Bleue est Bolivienne :





Enfin, je tiens m'excuser pour les nombreux gros mots qui ont émaillé cette publication. Sans doute les effets de l'abstinence orale : je me tiens loin des français en voyage, je n'ai donc pas ma ration de grossièreté quotidienne. C'est du moins la seule explication que j'ai trouvé.


Sur ce, la bise à tous !









Argentine : au Nord, c'est bieng !

Bonjour à tous,

Je récupère enfin accès à mon compte après bien des atermoiements : grosso modo, ce quíl faut savoir, c'est que en Argentine et en Bolivie, tu ne peux pas te connecter sur ton propre compte et avec tes propres identifiants...mais manifestement au Pérou, tu peux. Mais enfin bref, c'est une autre histoire, mais oui, je suis au Pérou.

Mais nous parlons pour e moment de l'Argentine, du Nord, plus précisément, où a priori il n'y a pas de corons, mais où l'on trouve malgré tout une chaleur humaine qui n'est pas sans rappeler la fameuse hospitalité belge...

Alors ça commence à Quilmes, où l'on ne trouve pas la moindre distillerie ou brasserie, contrairement à la légende, mais une plaine désertique, quelques collines, et surtout les plus anciennes ruines précolombiennes d'Argentine. Quelques photos :





Il faisait tellement chaud que mon argentique en a pris un coup, dis-donc...



Vu de dessus, ça donne donc ça : un dédale de petits murets figurant l'ancienne cité. 


Bon, en même temps, en l'absence de guide, très difficile de savoir à quoi s'en tenir sur la signification et l'organisation de tout ça...j'ai bien sûr élaboré quelques théories pas dégueus sur tout ce merdier, mais je ne me sentais pas de faire vaciller sur ses bases déjà fragiles le frêle édifice que représente l´histoire des civilisations pré-colombiennes...


Bon ben ça, c´est des lamas, au moins là-dessus tout le monde est à peu près d'accord...



Par la suite, et accompagné de deux français, ma foi assez antipathiques, je décidai de laisser tranquilles les mayas pour monter un peu au Nord, en direction de la Quebrada de Cafayate. 

Et ben là, le moins quón puisse dire, c'est que ça vous met une petite branlée visuelle. Jugez plutôt :


Ouais, y a des filtres, mais n'empêche que c'est vraiment comme ça. 


Et paf !


Et repaf !


Et rerepaf !


Ouais, il fait un peu chaud...


Dies irae


Sans les filtres, c'est moins bien mais c'est à cause de mon pauvre téléphone aussi. En vrai c'est rouge et bleu et ça claque à mort. 


Qui pour une part de millefeuille ?


Deepthroat n'a rien à cacher...je ne sais pas si vous distinguez les gens sur la photo ?


Bonus track : le pizzaiolo flippant/sympa de l'auberge de Cafayate


Et c'est le cortex limbique rempli de belles images que je quittai Cafayate pour Salta, un peu plus au nord (comme disait le professeur Tournesol). 


Un couvent pas dégueu...


Une église pas dégueu...et rouge pour de vrai, arrêtez, avec les filtres


La plaza de Salta...pas dégueu


Et surtout ça, ma jolie émotion de la journée : une petite fille qui vient me parler à la terrasse du café où je déguste nonchalament une bière bien fraîche, tout en griffonnant quelques pensés définitives sur la nature humaine et les asados...
- qu'est-ce que tu dessines, qu'elle me dit
- je dessine pas, j'écris, que je lui dis
- tu devrais dessiner un pigeon, qu'elle me dit
- d'accord, que je lui fais, et après tu dessineras un truc pour moi

Et voilà comment elle est partie avec un pigeon cubiste, et comment je me suis retrouvé avec mon portrait approximatif dessiné par une petite fille de 5 ans. 

Et vous me direz : où étaient les parents pendant ce temps ? Et je vous répondrais que je n'en sais rien, mais que c'est quand même bien flippant cette histoire, non ?

Voilà, c'est ainsi que se termine ma visite du nord de l'Argentine...pays chamarré s'il en fut, et tout ça tout ça...